L’aube (encore)

Des épines plein le corps, quand la cendre, au-dehors, voile l’horizon d’une fleur de sel. Au-dedans, le charbon distille l’opaque, il ne s’y voit plus rien qu’une douleur dont la couleur se crie au travers des yeux. Dans le chaos de ce néant se laisse éclore une étincelle de nacre. Elle se balance dans son berceau d’obsidienne. Peu à peu, ses reflets lancent des traits, pour sonder l’inconnu qui a dévoré tout le décor. Ils l’habillent d’un jour nouveau et, bientôt, il respire comme pour la première fois. Quand il sera prêt, son cri primordial sortira, dispersant l’infini. Aux quatre coins de l’horizon rebondiront encore les échos de l’aurore, annonçant en chanson qu’il est temps de revenir au monde.

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